Attendu qu'ayant retenu qu'il n'était établi ni que le contrat de bail commercial ait transféré au preneur la charge de réaliser le dispositif d'extraction des fumées, nécessaire, aux termes de la réglementation, à l'exploitation des locaux conformément à leur destination, ni que le preneur ait été informé des difficultés techniques qui devaient s'attacher à la conduite de tels travaux dans les lieux loués, la cour d'appel a pu en déduire que la bailleresse avait manqué à son obligation de délivrance et que le preneur pouvait valablement invoquer l'exception d'inexécution.

Aussi, la cour d'appel, par motifs propres et adoptés, a à bon droit retenu en se fondant notamment sur le rapport d'expertise d'où il résultait que le preneur n'avait pu, du fait du manquement de la bailleresse à son obligation de délivrance, exercer aucune activité pendant presque deux ans et que son exploitation avait été constamment dégradée de mai 2001 à décembre 2004, qu'il convenait de condamner le bailleur à indemniser intégralement son preneur au titre de ses pertes d'exploitation.