La banque, en cas de vol de la carte bancaire de son client, doit prouver la négligence de ce dernier pour refuser, licitement, de rembourser les sommes indûment prélevées.

Or, cette négligence n’est pas automatiquement avérée en cas d’utilisation du code confidentiel (Cass. com. 02/10/2007), à défaut d’éléments supplémentaires établissant la faute du client.

Ce sera notamment le cas dans l’hypothèse où le code confidentiel a été conservé avec la carte bancaire.

Reste néanmoins que le délai de réaction du client en cas de perte (ou de vol) de sa carte bancaire est fondamental.

A cet égard, il convient de rappeler que l’article L. 132-3 du Code monétaire et financier prévoit que l’opposition doit être élevée "dans les meilleurs délais, compte tenu de ses habitudes d'utilisation de la carte", ce d’autant que le client reste responsable, à concurrence de 150 €, des opérations réalisées antérieurement à l’opposition.