Trois salariées ont été engagées verbalement par la société Strend à compter respectivement des 1er mai 1993, 18 novembre 1990 et 1er août 1990 en qualité de femme de ménage à temps partiel.

En mars 1998, la société leur a adressé un document intitulé "contrat de travail", comprenant "un rappel des éléments essentiels" de ce dernier notamment quant à leur date d'embauche, leur qualification, leur rémunération et la durée mensuelle de leur travail, qu'elles ont signé.

Par lettre du 26 novembre 1998, la société a rappelé aux salariées les "règles de travail" à respecter, précisant qu'elles disposaient d'une heure par cage d'escalier.

Par lettre du 23 décembre 2005, la société leur a notifié la mise en place à compter du 1er janvier 2006 d'un nouveau planning, établi sur la base de 45 minutes par cage d'escalier.

Les salariées ont été licenciées en mars 2006 pour avoir refusé cette modification de leur rythme de travail.

Dans cette série de trois arrêts du 20 octobre 2010, la Chambre sociale de la Cour de cassation rappelle que dès lors que la cour d'appel, qui a constaté que rien ne permettait de retenir une quelconque répercussion de la modification de la cadence de travail litigieuse sur la rémunération ou le temps de travail des salariées, a décidé à bon droit que cette modification constituait un simple changement de leurs conditions de travail.