Le Figaro, dans son édition du 12 décembre 2007, rapporte que "Nicolas Sarkozy, pourrait annoncer la fin du divorce devant le juge", notamment "lorsqu’il y a accord entre les deux époux".

Les notaires, en leur qualité d’officier ministériel, seraient alors chargés de rédiger les actes, de recevoir les consentements des époux et d’homologuer leur accord.

Les représentants des notaires s’étonnent de ce projet, pour lequel ils n’auraient pas été consultés…

Comme l’indique l’auteur de l’article, cette annonce, si elle se confirme, sera "un coup de tonnerre dans le monde judiciaire".

Au moins deux objections peuvent dès à présent être soulevées.

Retirer aux juges aux affaires familiales ce contentieux, c’est d’abord renoncer à leur fonction, fondamentale au demeurant, de contrôle des conventions matrimoniales prises par les époux.

Confier ces divorces amiables aux notaires, c’est ensuite accepter que les justiciables paient plus cher leur rupture et que les plus démunis d’entre eux ne puissent y avoir accès.