Une femme, sur laquelle avait été pratiquée une liposculpture du menton, constatant que le praticien qui l’avait opérée avait diffusé sur son site internet des photos où elle était reconnaissable, avait déposé plainte pour violation de sa vie privée.

Le praticien incriminé, qui prétendait notamment que son site n’était pas accessible au public et qu’il n’était pas davantage référencé sur les moteurs de recherche, est condamné disciplinairement à une interdiction d'exercer durant 3 ans, dont 1 an ferme, et ce sur le fondement de l'article R. 4127-73 du Code de la santé publique qui prévoit que "le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents médicaux, concernant les personnes qu'il a soignées ou examinées, quels que soient le contenu et le support de ces documents", outre que le praticien "doit faire en sorte, lorsqu'il utilise son expérience ou ses documents à des fins de publication scientifique ou d'enseignement, que l'identification des personnes ne soit pas possible".